Qu’est-ce qu’un test pré-symptomatique? : Information pour les patients et les familles

Cette brochure contient de l’information sur les tests pré- symptomatiques pour des maladies autres que le cancer. Nous l’avons développée afin de répondre à vos questions sur :

  • Qu’est-ce qu’un test génétique pré-symptomatique ?
  • Pourquoi peut-on décider d’en faire un ?
  • A quoi dois-je réfléchir lorsque je considère la possibilité de faire un test pré-symptomatique ?

Section 1. À propos de nos gènes

Pour comprendre ce qu’est une anomalie chromosomique, il est utile de comprendre les gènes et les chromosomes.

Gènes et chromosomes

Notre corps est fait de millions de cellules. La plupart de ces cellules contient un jeu complet de gènes. Les gènes se comportent comme un ensemble d’instructions, afin de contrôler notre croissance et le fonctionnement de notre corps. Ils sont également responsables de nos caractéristiques particulières, comme la couleur de nos yeux, le groupe sanguin ou notre taille.

Les gènes sont situés dans des structures en forme de bâton appelées les chromosomes. Normalement, nous possédons 46 chromosomes dans la plupart de nos cellules. Un jeu de 23 chromosomes hérité de notre mère, et un jeu de 23 chromosomes hérité de notre père. Nous avons donc deux jeux de 23 chromosomes, ou 23 paires. Puisque les chromosomes sont formés de gènes, nous héritons deux copies de chaque gène : une copie de chacun de nos parents. C’est pourquoi nous ressemblons un peu à chacun d’eux. Les chromosomes, et donc les gènes, sont constitués d’une substance chimique appelée ADN.

Figure 1 : Gènes, chromosomes et ADN

Parfois nous héritons ou nous développons une altération (mutation) dans l’une (ou les deux) copies d’un gène qui ne fonctionne donc plus correctement. Cette altération peut provoquer une maladie génétique, car le gène ne donne plus les bonnes instructions à l’organisme. Il y a des milliers de maladies génétiques mais quelques exemples en sont la mucoviscidose, la dystrophie musculaire ou la maladie de Huntington. Certaines maladies génétiques apparaissent dès la naissance. D’autres surviennent plus tard dans la vie. Dans cette brochure, il est surtout question des maladies génétiques qui surviennent tard dans la vie.

Section 2: À propos du test

Qu’est-ce qu’un test pré-symptomatique?

Un test pré-symptomatique (ou prédictif) peut informer sur le fait qu’une personne présente ou pas un risque accru de développer une maladie donnée, généralement plus tard dans sa vie. Le test est fait d’habitude sur prise de sang. L’échantillon sanguin est analysé dans un laboratoire de génétique afin de voir s’il y a des altérations dans un ou des gènes connus pour être associés à la maladie. La brochure « Que se passe-t-il dans un laboratoire de génétique ? » donne une information plus détaillée sur la façon dont les gènes sont analysés.

Pourquoi pourrais-je avoir à faire un test pré- symptomatique?

S’il existe une maladie génétique dans votre famille, et que le gène qui en est la cause a été identifié, alors vous pourriez faire un test génétique pré-symptomatique pour savoir si vous avez hérité du gène muté. Vous pouvez souhaiter faire ce test si :

  • 1. La maladie peut être prévenue ou ses symptômes peuvent être traités efficacement, ou si
  • 2. La maladie ne peut être ni prévenue ni traitée mais :
    • Vous voulez avoir cette information pour pouvoir prendre de décisions telles qu’ avoir des enfants, ou pour en savoir plus sur le risque que vos enfants peuvent avoir eux-mêmes de développer la maladie.
    • Vous êtes convaincu que connaître votre risque de développer la maladie peut être important dans les décisions que vous prendrez par rapport au suivi et aux soins que vous pourriez recevoir.
    • Vous êtes le genre de personne à préférer en savoir plus sur votre avenir car vous préférez savoir que vivre dans l’incertitude.

Pour quelles maladies peut-on faire un test génétique?

Il existe un certain nombre de maladies pour lesquelles il est possible de faire un test pré-symptomatique. En voici quelques exemples :

  • 1. Certains cancers (pour plus d’information, veuillez consulter la brochure Test pré-symptomatique - Cancer).
  • 2. Des maladies du système nerveux (neurologiques) telles que :
    • La maladie de Huntington
    • Les ataxies héréditaires et les paraplégies spastiques
  • 3. Des maladies du muscle (neuromusculaires) telles que :
    • La dystrophie myotonique (maladie de Steinert)
    • La dystrophie fascio-scapulo-humérale (FSH)
  • 4. Des maladies du cœur (cardiaques) telles que :
    • La cardiomyopathie hypertrophique
    • Le syndrome du QT long.

Qu’est-ce qu’on veut dire par “risque”?

Dans la plupart des cas (à l’exception du cancer), avoir le gène muté signifie qu’on développera la maladie. Cependant il n’est pas possible, du moins pour l’instant, de prédire à quel âge cela arrivera, ni comment, ni à quelle vitesse la maladie progressera.

Si vous croyez que vous êtes à risque et que vous voulez faire un test pré-symptomatique pour l’une de ces maladies, vous devrez prendre rendez-vous avec un généticien spécialiste.

Comment se passe le test pré-symptomatique?

Avant de faire le test pré-symptomatique, il faut confirmer que vous êtes vraiment à risque et, dans ce cas, il faut savoir quelle mutation génétique il faut chercher si vous décidez de faire le test. Tout d’abord, un arbre généalogique (l’histoire de votre famille) sera dressé. Un de vos proches parents affecté par la maladie en cause sera testé afin d’identifier le gène muté.

Faire un test génétique est un choix, et vous ne devez jamais sentir qu’on vous empresse de le faire, que ce soit les médecins, votre famille ou vos amis. Il s’agit d’un long processus fait de nombreux entretiens avec un généticien et de mois d’attente des résultats de laboratoire. Vous aurez des informations tout à fait nouvelles pour vous, parfois très complexes, et difficiles à appréhender du premier coup. Une bonne idée est de vous faire accompagner par une autre personne (un ami, votre conjoint…). Vous pouvez lui demander de prendre de notes pendant les consultations. Il est important que vous puissiez discuter et poser toutes vos questions à un généticien expérimenté. Il sera à même de vous donner toutes les informations qui vous aideront à prendre votre décision. Vous pourrez également discuter avec lui au sujet de l’impact émotionnel de cette démarche, ainsi que de tous les sujets et les interrogations que vous pourriez avoir.

Rappelez-vous qu’il ne sera plus possible de revenir en arrière une fois que vous aurez reçu les résultats de votre test. Il est donc essentiel de penser à toutes leurs implications avant de prendre une décision. Quelques unes de ces implications sont évoquées dans les paragraphes qui suivent : il s’agit de questions importantes à réfléchir et discuter. Cette liste n’est cependant pas exhaustive, et les points évoqués ci-dessous ne s’appliquent pas tous à votre situation particulière.

Section 3: Pour prendre votre décision

a) Traitement et prévention

Y a-t-il un moyen de traiter ou de prévenir la maladie?

Il est important de savoir s’il existe un traitement ou un moyen de diminuer le risque de développer la maladie, dans le cas où vous porteriez le gène qui en augmente le risque. Apprendre qu’un traitement existe peut vous aider à prendre votre décision.

Pour certaines des maladies évoquées ci-dessus, telles que les maladies cardiaques, lorsqu’on ne peut pas les traiter par des médicaments, il existe d’autres traitements tels que la pose d’un pace-maker ou, dans certains cas, la chirurgie.

Pour d’autres maladies, comme la maladie de Huntington, il n’y a pas de traitement capable de ralentir la progression de la maladie. Cependant, certaines de ses manifestations peuvent être contrôlées, au moins en partie, par des médicaments. Malgré cela, savoir que vous êtes porteur du gène peut représenter un bénéfice psychologique, ou vous aider à planifier votre avenir.

b) Les incertitudes de la génétique

Incertitude liée aux résultats du test et à la maladie en elle- même

Les tests pré-symptomatiques comportent un certain degré d’incertitude, bien qu’il soit faible. Etre porteur du gène muté signifie généralement qu’on développera la maladie. Cependant, il est très difficile de prédire quand la maladie se déclarera, quelle sera sa sévérité ou à quelle vitesse ses manifestations progresseront.

Il faut avoir à l’esprit qu’un résultat positif signifie que vous êtes porteur du gène et qu’un résultat négatif signifie que vous ne portez pas ce gène. La plupart du temps le résultat est soit positif, soit négatif.

Cependant, il y peut y avoir une troisième possibilité: une zone “grise”, lorsque le résultat du test est dit « intermédiaire ». Cela signifie que bien que le gène muté ait été trouvé, il est difficile d’affirmer qu’il va entraîner la maladie. Cette situation est rare, mais recevoir ce résultat peut être très frustrant.

Vous devez discuter avec le médecin généticien de tous ces possibles résultats lorsque vous envisagez de faire le test.

c) Gérer l’impact des résultats

Quel peut être l’impact psychologique du test ?

Avant de décider de faire ou pas un test pré-symptomatique, il est important d’imaginer comment vous vous sentirez si vous recevez de bonnes ou de mauvaises nouvelles ainsi que de vous rappeler comment avez vous réagi à de mauvaises nouvelles par le passé. Ceci peut vous aider à choisir entre vivre dans l’incertitude ou vouloir savoir quel que soit le résultat. Il est important d’avoir à l’esprit que nous réagissons tous différemment et qu’il n’y a pas de réaction « normale ». Voici quelques points à considérer.

Comment réagirai-je si les résultats révèlent que je suis porteur (euse) du mauvais gène?

Pour certaines personnes, même un résultat qui montre qu’ils possèdent le mauvais gène est préférable au stress et à l’angoisse de ne pas savoir. Pour ces personnes, en savoir plus sur leur statut, quel qu’il soit, peut être un soulagement.

Certaines personnes se sentent soulagées lorsqu’elles apprennent qu’elles ont un risque de développer une maladie génétique qui peut être traitée. Ils trouvent cette information utile car elle leur donne une chance de faire quelque chose pour rester en bonne santé. Pour d’autres personnes, apprendre qu’elles sont à risque de développer une maladie pour laquelle il n’y a pas de traitement peut être vécu comme si elles étaient déjà malades. Elles se demandent « qu’est-ce qui va m’arriver précisément ? ». Cette situation peut être très pénible.

Pour certains, apprendre qu’ils possèdent le mauvais gène est un choc. Ils se sentent seuls, angoissés, en colère ou bien honteux. Les généticiens et d’autres professionnels de santé, comme des psychologues, ont beaucoup d’expérience dans ce type de situations et peuvent être d’un grand soutien.

Pour certaines personnes, il peut être utile de prendre contact avec une association de malades. Ces groupes peuvent également informer sur la maladie et sur le quotidien des personnes malades, y compris sur les aspects émotionnels et pratiques. Ces associations peuvent souvent mettre en contact des personnes ou des familles atteintes de la même affection.

Pour certaines personnes, apprendre qu’elles sont à risque de développer une maladie génétique entraine des sentiments « en dents de scie » : pour elles il y a de bons et de mauvais jours. La plupart des gens arrivent cependant à composer avec leurs résultats et en tiennent compte pour planifier leur avenir.

Comment réagirai-je si jamais je ne suis pas porteur du gène muté?

Pour la plupart des gens, apprendre qu’ils ne portent pas le gène défectueux est une joie et un soulagement. Cependant, il n’est pas rare de se sentir mal après le test. La raison en est que, après avoir cru être à risque pendant si longtemps, il faut un temps d’adaptation pour se considérer « normal ». Certains sont déçus car la « bonne nouvelle » ne bouleverse pas positivement leurs vies comme ils s’y attendaient.

Pour certaines personnes qui étaient convaincues qu’elles portaient le gène muté, apprendre que ce n’est pas le cas peut les faire changer complètement leur façon d’envisager leurs vies. Pour certaines personnes, il peut être déroutant de découvrir qu’elles ont un avenir.

Certains peuvent trouver difficile de communiquer cette bonne nouvelle à leur famille. La « culpabilité du survivant » est un sentiment souvent rapporté par les personnes qui ont eu ce « bon » résultat au test génétique. Elles se demandent pourquoi elles ont « échappé » alors que d’autres membres de la famille n’ont pas pu. Parfois il est difficile d’accepter que vous avez eu de la chance alors que les autres n’en ont pas eu.

Certains, lorsqu’ils reçoivent la “bonne nouvelle”, se sentent responsables de veiller sur les membres de la famille atteints de la maladie. S’adapter aux résultats du test peut prendre un certain temps, y compris lors qu’ils sont “bons”.

d) Le risque pour vos enfants

Que signifie le résultat de votre test pour vos enfants (ou vos futurs enfants)?

Le résultat de votre test génétique ne vous informera pas seulement sur votre risque de développer la maladie génétique, mais aussi sur le risque encouru par vos enfants.

Si le résultat du test montre que vous n’avez pas hérité du gène défectueux, vous n’avez pas plus de risque que le reste de la population de développer la maladie présent dans votre famille, et vous ne transmettrez pas ce risque à vos enfants. La raison en est que vous ne pouvez pas leur transmettre un gène muté que vous ne possédez pas.

Si le test montre que vous êtes porteur du gène muté, vos enfants peuvent avoir hérité à leur tour de ce gène et donc être à risque de développer la maladie. En règle générale, un enfant ne peut pas avoir un test pré-symptomatique avant l’âge de 18 ans. S’il n’y a pas de bénéfice médical à tester un enfant, on considère que c’est préférable d’attendre qu’il soit suffisamment grand pour décider par lui-même de faire ou ne pas faire le test génétique. La seule exception est lorsqu’il existe un bénéfice médical à réaliser ce test chez un enfant.

La discussion au sujet d’une maladie génétique et du test pré- symptomatique avec un enfant ou un adolescent peut être difficile. Ils poseront beaucoup de questions, et il est important de pouvoir y répondre le plus honnêtement possible, en prenant en compte leur âge et leur niveau de maturité.

Y a-t-il un moyen d’empêcher que mon enfant soit atteint de la maladie ?

Pour certaines maladies génétiques, il est possible de réaliser un test pendant la grossesse pour savoir si l’enfant à naître porte le gène muté (diagnostic prénatal). Pour de plus amples informations, veuillez consulter les brochures Amniocentèse et Biopsie du trophoblaste . Si vous envisagez cette possibilité, parlez-en à votre médecin pour savoir si ce type de test est disponible pour la maladie qui vous concerne. Il est essentiel d’en discuter avec votre médecin avant même votre grossesse car le laboratoire peut avoir à se préparer à faire ce test, ce qui peut prendre plusieurs mois.

Il est également possible de réaliser une technique appelée diagnostic génétique pré-implantatoire (DPI), qui constitue une alternative au test génétique effectué sur le fœtus. Cette technique s’applique lorsqu’une fécondation médicalement assistée est réalisée, et consiste à tester les ovules fécondés (les œufs) pour voir s’ils ont le gène muté. Seulement les œufs qui ne présentent pas la mutation sont implantés dans l’utérus de la mère. Cette méthode est un long processus qui ne s’applique pas à tous les cas. Pour plus d’information sur le DPI et sur la possibilité qu’il soit applicable à votre cas, consultez votre médecin.

e) Les autres membres de la famille

Dans beaucoup de cas, le processus du test pré-symptomatique fait que la famille se rapproche. La famille peut être d’un grand soutien dans ces cas. Cependant, dans d’autres cas ce processus est source de tensions et de complications au sein de la famille Il est donc une bonne idée de songer à comment le processus du test, puis ses résultats, affecteront vos relations avec les autres membres de votre famille, ainsi qu’avec votre conjoint. Souvenez-vous qu’un des membres de votre famille qui est atteint de la maladie doit d’abord accepter de se faire tester afin que le gène muté puisse être identifié. Il peut s’avérer délicat d’approcher un membre de sa famille dans ce but. Parfois les membres d’une famille se sont perdus de vue. Il peut être également délicat de parler d’une maladie survenue dans le passé, car cela peut réveiller de souvenirs douloureux. Les spécialistes du conseil génétique peuvent vous aider dans ce genre de situations.

Certains personnes peuvent vouloir connaître leur statut génétique parce qu’ils craignent pour d’autres membres de leur famille. D’autres membres de la famille peuvent cependant vouloir ignorer s’ils sont à risque, et donc refuseront le test génétique. Vous devrez être prudent, car votre test peut aboutir à une information qu’ils ne souhaitent pas avoir. Il est important d’avoir à l’esprit que chacun des membres d’une famille peut avoir des sentiments différents par rapport au test génétique, et que ces sentiments méritent d’être respectés. Le test génétique peut dans certains cas révéler des secrets de famille, tels qu’une adoption ou une non-paternité (par exemple, le père biologique n’est pas celui que la famille croit). La raison en est que le processus cherche dans l’histoire de la famille et peut révéler que vous ne partagez pas les mêmes gènes avec d’autres membres de la famille. Il s’agit d’une éventualité que vous devez prendre en compte dès le début du processus.

f) Confidentialité, assurance et aspects financiers

Confidentialité

Les résultats de votre test sont confidentiels. Votre médecin n’est pas autorisé à communiquer à qui que ce soit que vous faites un test génétique ni le résultat de ce test sans votre autorisation.

Assurance

Les compagnies d’assurance peuvent vous demander de leur fournir des détails de votre dossier médical ou de celui d’autres membres de votre famille lorsque vous voulez souscrire une assurance-vie, par exemple, en particulier au-delà d’un certain montant. Le genre d’information qu’une compagnie d’assurance est autorisée à demander varie considérablement d’un pays à l’autre. Vous devez vous renseigner si les résultats des test génétiques que vous avez eu ou que vous êtes susceptible d’avoir dans le futur rentrent dans ce cadre. Discutez-en avec votre médecin généticien et informez-vous sur la législation dans votre pays.

Aspects financiers

Vivre avec une maladie génétique peut être difficile d’un point de vue financier. Il peut y avoir de longues périodes d’arrêt de travail, et certaines personnes doivent arrêter toute activité professionnelle. Le conjoint ou d’autres membres de la famille peuvent également trouver des difficultés à jongler entre leur travail et la responsabilité de s’occuper du parent ou du partenaire malade. Pour certaines personnes donc, savoir qu’ils ont un risque de développer une maladie génétique leur permet de prévoir les aspects financiers et d’autres aspects pratiques pour l’avenir.

g) Planifier le test

Si vous décidez d’entreprendre le processus du test prés- symptomatique, choisissez une période calme, en réduisant les facteurs de stress au minimum. Un divorce, une rupture, des périodes de stress au travail, etc. sont des périodes difficiles pour entreprendre un test, comme peuvent l’être la célébration d’un mariage ou d’une naissance. Il peut être bien de programmer à l’avance ce que vous ferez le jour où vous recevrez le résultat, ce qui peut être émotionnellement éprouvant, quelle que soit l’issue.

Il peut être utile de prendre une décision concernant le test, même si elle n’est pas définitive, comme par exemple, vous dire : « je ne ferai pas le test avant l’âge de 30 ans ». De cette façon vous pouvez laisser le problème de côté tout en vous donnant la chance d’y revenir plus tard.

Une fois que vous avez reçu le résultat du test, il n’y a plus de marche arrière possible. C’est pourquoi il est très important d’être sûr de la décision que vous prenez, et c’est aussi la raison d’en discuter avec votre généticien spécialiste. Souvenez-vous que prendre rendez-vous avec le généticien ne veut pas dire que vous serez obligé de faire le test.

Pour plus d’informations:

Pour de plus amples informations vous pouvez consulter le centre de génétique le plus proche de votre domicile que vous trouverez à l’une des adresses suivantes :
http://www.orpha.net/consor/cgi-bin/Clinics.php?lng=FR

Vous pouvez rechercher les laboratoires de diagnostic dans votre pays par nom de maladie ou de gène à l'adresse suivante:
http://www.orpha.net/consor/cgi-bin/ClinicalLabs.php?lng=FR

D'autres informations peuvent être obtenues auprès de:

Orphanet
Site ouvert à tout public consacré à l’information sur les maladies rares et les médicaments orphelins, contenant des liens vers les associations de malades en Europe.
www.orphanet.fr

EuroGentest
Site ouvert à tout public génétiques et des liens Europe
www.eurogentest.org

Credits

Tous les noms dans cette brochure ont été modifiés afin de protéger l’identité des personnes interviewées.

Cette brochure a été développée par le Genetic Interest Group.

Traduction française : Orphanet

Août 2009.

Ce travail a été produit par EuroGentest, un Réseau d’Excellence financé par le contrat 512148 du plan FP6 de la Commission Européenne

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